Chez mamie, 47 route de Saint Paul.

Publié le par Antoine

Suite à notre conversation sur mon petit dossier, je mets quelques photos d'accroche pour pouvoir continuer la discussion.
Comme je l'ai marqué j'ai pris ces photos comme un témoignage et en même temps une trace de ce que je voulais garder, donc je n'ai pris que des éléments qui me plaisaient (d'autre part il n'y a pas grand chose dans cette maison qui me soit désagréable). Et puis effectivement j'avais envie de conserver par la photo quelque chose (j'ai pas plus précis pour le dire) d'agréable et de fantastique qui s'est passé dans cette maison. Je n'ai plus réellement ma grand-mère, je ne peux plus passer des moments magiques avec elle, mais au moins j'ai le cadre. Je crois que c'est un peu une thérapie pour "faire un deuil".
Mais cette envie c'est toi qui me l'a transmise, notamment à mon mariage quand tu m'as donné la photo de ton père et que tu m'a expliqué que le temps passait un peu trop vite pour toi. En fait je te dois beaucoup.

Vue du jardin de devant


Verre à la moto



courgette



thermomètre





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Publié dans Travaux en cours

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A
En fait la subjectivité ça a été le déclic. Je me suis dis, fais le pour toi, de toute façon ça ne parlera à personne d'autre. Et je me suis vraiment lâché, car je crois qu'on peut se lâcher en photo en laissant vraiment libre cours à son imagination. <br /> Bon c'est vrai que dans cette maison c'était facile, j'aurais peut-être plus de mal chez mes parents, tout n'y a pas toujours été rose. Mais pour le souvenir et pour mon équilibre actuel c'était fondamental. C'est pour ça que j'ai parlé de thérapie. <br /> Ce que je peux dire aussi c'est que c'est la série qui m'a procuré le plus de plaisir : plaisir en prenant les photos, en les regardant au tirage, en les classant. 3 ans plus tard je me suis décidé à écrire ce que tu as lu ; c'est important de laisser du temps pour l'écriture - mais pas pour la prise de vue car là on ne contrôle pas tout. Mais vraiment je me suis éclaté. Tu dis que j'y passe du temps ; je n'en sais rien, je ne le vois pas passer. C'est aussi l'avantage de la couleur : on gagne un temps fou au développement.<br /> Mais je ne saurai que trop t'encourager à faire le même genre de chose (surtout que tu y tiens aussi à ta manière), car vraiment c'est fondateur. Une fois que ta fais ça tu te dis que tu peux tout tenter, que le plus important est fait. Enfin moi je l'ai vu comme ça, même si aujourd'hui d'autres angoisses photo me reprennent.<br /> Mais c'est une aventure passionnante.
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R
Merci pour l'explication de l'origine de ton travail. <br /> Je me souviens peut être de ce que je t'avais montré de mon père à votre mariage. Il devait fairee les foins. J'avais senti cette année là l'urgence. Ce fut la dernière fois qu'il fit les foin lui même; depuis il les fait faire à d'autres paysans. Je suis convaincu que cette série de photos est importante mais malgré des tonnes d'autres photos depuis, je n'ai pas autant avancé que toi sur le travail qui touche au souvenir, à l'enfance, à la maison. Le travail que tu m'as montré par mail est très équilibré et ça se ressent dans les couleurs, noyées dans le vert !<br /> Et puis ce que j'aime bien, c'est la subjectivité. Je ne crois pas une seconde à l'objectivité du photographe, fut-il photoreporter. Cela reste un faiseur d'images et il fait du beau avec notre monde, même quand il ne l'est pas. C'est comme ça et c'est aussi pour ça que la photo exprime si bien ce plaisir doux amer de vivre.
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